Accablante apathie des dimanches à Rosbif (L')
Par Nathalie le mardi 19 février 2008, 17:08 - Séries de A à D - Lien permanent
L'accablante apathie des dimanches à Rosbif
L'histoire :
Jipé et Boris sillonnent les routes. Tous les soirs, Boris monte sur scène pour son dernier spectacle, "L'accablante apathie des dimanches à
Rosbif". Jipé, régisseur de son état est également le confident, l'ami, la nounou et le chauffeur de l'humoriste.
Boris veut terminer cette tournée pour prendre un peu de repos et surtout, prendre le temps d'écrire son prochain spectacle.
Mais voilà, Boris ne va pas bien et le verdict ne tarde pas à tomber : la maladie le ronge et il ne lui reste que 3 mois à vivre. Boris a 40 ans
et encore tant de choses à faire et à voir. Comment profiter du peu de temps qu'il lui reste ? Comment annoncer à ses proches la terrible
échéance ?
Fiche d’identité :
Scénario : Gilles Larher
Dessins : Sébastien Vassant
Couleurs : noir et blanc
Editeur : Futuropolis
Date de sortie de l'album : 7 février 2008
Nombre de pages : 252
Code ISBN : 978-2-7548-0104-1
Prix (à titre indicatif) : 25 Euros
Mon avis :
De part son titre à rallonge et son poids (plus de 250 pages), on ne peut que remarquer cet album.
Pour des jeunes auteurs, Gilles Larher (dont c'est ici le 1er album) et Sébastien Vassant nous content une histoire qui n'est pas très gaie : que va faire Boris pendant les 3 mois qui lui reste à vivre ? Cet amuseur professionnel ne va rien trouver d'autre que de faire un dernier spectacle afin de mettre sa mort en scène pour ses amis, ses parents. On pourrait alors plonger dans le morbide et le sordide. Et bien non. Drôle, touchant, émouvant, on suit Boris durant ces 3 derniers mois.
Si au départ, on a peu de mal à savoir où l'on s'est engagé, au fil de la lecture, il devient difficile de se séparer du livre tant le rythme
est soutenu, sans pause possible, comme si, le lecteur aussi menait une course contre le temps. 2h de lecture plus tard (ou 2h30 pour les
lecteurs lents comme moi), Boris est devenu un personnage familier auquel on s'est attaché.
Toutefois, un petit reproche sur la fin qui, à mon avis, traîne un peu en longueur mais pas de quoi ombrager l'avis général.
Histoire sombre qui convient parfaitement au trait brut de Sébastien Vassant. Même si ce n'est pas le style de dessins que je préfère, je me suis laissée emporter par la fusion des 2 : l'histoire et le dessin.
Les 2 jeunes auteurs frappent ici un grand coup. Tellement grand qu'ils pourraient mêmes vous tirer une larme (voire mêmes plusieurs). Des livres comme ça, j'en redemande.
Bravo Messieurs.
Ma note :

La note des autres rédacteurs
François Membre :


Commentaires
En s'attaquant à la maladie et à la mort pour un premier récit de bande dessinée, Gilles Larher ne fait pas dans le détail et le graphisme enlevé et incisif de Sébastien Vassant vient offrir au texte comme un souffle supplémentaire qui permet au lecteur de reprendre pied.
Voici un livre atypique où tragédie et drame sont pris à contre-pied. Naviguant habilement entre rire et émotion, les auteurs assènent au lecteur un véritable coup de poing.
Magistral et époustouflant !