Ma maman est en Amérique ...
Par Nathalie le mercredi 13 juin 2007, 19:30 - Séries de M à P - Lien permanent
… elle a rencontré Buffalo Bill
L'histoire :
En cours préparatoire, lors de la rentrée des classes, l’institutrice nous a demandé quelle était la profession de nos parents. Mon père était "patron", mais ma maman ? Je ne savais rien d’elle. Quel était son métier ? A quoi ressemblait-elle ? Où habitait-elle ? Quand on est enfant, on n’aime pas être différent des autres. Alors j’ai inventé. (source : Gallimard)
Fiche d’identité :
Scénario : Jean Regnaud
Dessins : Emile Bravo
Couleurs : Emile Bravo
Editeur : Gallimard
Date de sortie de l'album : 7 juin 2007
Nombre de pages : 122
Code ISBN : 978-2-07-057299-1
Prix (à titre indicatif) : 14 Euros
Mon avis :
Jean rentre à la "grande école". Il ne connait personne. La maitresse pose les questions d’usage : profession des parents. Mais voilà, la maman de Jean est "en voyage" depuis un certain temps ...
Comment un enfant de 6 ans appréhende l’absence de sa mère ?
Jean Regnaud raconte ici sa propre histoire mise en image par son ami Emile Bravo. A travers des scènes tendre ou rigolotes, il nous fait vivre les angoisses et les inquiétudes de ce petit garçon.
Les textes laissent souvent la place aux images dans les phylactères et deviennent plus "narratifs". Cette technique permet de mieux comprendre le décalage entre le discours tenu et ce qui est compris par l’enfant. La scène où Jean et Paul, son frère, regardent la télé malgré l’interdiction de leur père en est un très bel exemple ou le dialogue entre les 2 est retranscrit sans texte. Simple et efficace.
Il n’est pas possible de parler de cet album sans dire un mot du découpage : plusieurs chapitres composent cette histoire, beaucoup se terminent par un "interlude", petite histoire à l’intérieur d’un chapitre, souvent un hors-texte qui permet de faire de plusieurs petits récits une grande histoire.
Le dessin d’Emile Bravo est simple, très ligne claire avec toujours ce trait noir qui le caractérise. On notera le changement de couleurs à chaque chapitre permettant de faire une vraie coupure. Les couleurs apportent un petit cachet ancien à l’ensemble.
On ne s’ennuie pas une seule seconde au long des 122 pages que contient ce livre. Le peu de texte fait que ce livre se lit rapidement, d’une seule traite.
L’histoire de Jean ne sera pas sans vous rappeler l’excellent film de Philippe Lioret "Je vais bien, ne t’en fais pas".
Une histoire tendre et attendrissante.
A lire.
Ma note :

La note des autres rédacteurs
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Commentaires
Une histoire drôle et émouvante, un graphisme parfait. A ne manquer sous aucun prétexte.