Alix
Par Martilux le samedi 4 novembre 2006, 19:12 - Séries de A à D - Lien permanent
Tome 25 : C'était à Khorsabad
L'histoire :
Comme tous les fidèles lecteurs d'Alix le savent, Khorsabad est l'endroit où ses aventures ont débuté il y a près de soixante ans. Ce vingt-cinquième tome est en quelque sorte un retour aux sources.
Revenu dans l’antique cité de Khorsabad dans l'espoir de retrouver des parents disparus, Alix y retrouve Suréna, le général Parthe qui lui avait rendu la liberté, subjugué par le courage du jeune Romain. Il y rencontre également le roi Orodès, qui lui dévoile deux magnifiques grands vases, l'un en or, l'autre en bronze. Alix doit ramener comme cadeau à César le vase en or, et lui transmettre le message suivant : que l'ambitieux général romain ne cherche jamais à envahir la Mésopotamie, sous peine de voir, une fois ses troupes défaites, le vase en bronze lui servir de sépulture éternelle…
Dès lors, le précieux vase va devenir l'objet de toutes les convoitises. Trahisons, attaque de pirates, coups de théâtre : que d’embûches et de rebondissements sur le chemin qui mène à Rome.
Fiche d’identité :
Scénario : Jacques Martin
Dessins : Christophe Simon
Couleurs : Dina Kathelyn
Editeur : Casterman
Date de sortie de l'album : 18 octobre 2006
Nombre de pages : 48
Code ISBN : 2-2033-1225-4
Prix (à titre indicatif) : 9.50 Euros
Mon avis :
J’avais été quelque peu frustré avec "Roma Roma" (voir la critique). Cette fois-ci, je ne boude pas mon plaisir. On retrouve du Martin (et Alix ne retrouve pas sa sœur, mais son ami Claudius).
Un scénario assez simple (pour ne pas dire simpliste), qui permet de se replonger quelques années (décennies) en arrière. Mais un scénario qui nous ramène aussi au quotidien de l’Irak (Saddam H n’est pas très loin, …ni la convoitise qu’engendre le bitume), et un personnage romain qui rappelle les traits de Russell Crowe dans Gladiator (pas uniquement les traits d’ailleurs).
En lisant Khorsabad, on a l’impression de se trouver sous le soleil de plomb mésopotamien, l’histoire avance avec langueur (à l’allure d’une armée de César qu’il fallait déplacer au-delà des Alpes) mais elle avance parfaitement bien (sans les innombrables parenthèses de Roma, Roma), et on prend son temps (ce qui laisse admirer la finesse du trait, le détail des dessins, le choix artistique des couleurs (cette manie du détail dans la vignette – que du bonheur).
Comme à son habitude, Martin (ou son équipe) n’a pas oublié le pédagogique.
Un regret : pourvu que les auteurs changent le lettrage pour le prochain album ; je n’aime pas du tout cette police de caractères.
Ma note :

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Commentaires
Je suis moins enthousiaste que Martial. Une fois de plus je m'attendais à mieux avec la participation de François Maingoval (à propos c'est qui?) au scénario. Les quelques bonnes idées, comme par exemple le retour d'Arbacès, la recherche de la soeur d'Alix... ne sont pas développées et le tout manque vraiment de densité.
Pour les dessins il y a un mieux, c'est vrai, mais malheureusement on ne retrouve toujours pas les décors de la grande période Martin.
Dommage que la reprise d'Alix ne soit pas à la hauteur de celle de Lucky Luke ...
Salut Sakh et merci pour ton billet.
Je pense que la recherche de la soeur d'Alix est peut-être un teasing pour un futur album. C'est comme ça que je l'ai rêvé. Je te trouve un peu dur pour les décors. Je trouve que c'est d'une autre tenue et difficulté que Lucky Luke (c'est d'ailleurs toujours cela qui m'a fasciné dans le monde de Martin), même si j'adore Lucky Luke (quoique je sois plus déçu par les récents).
Sur le scénario, je le trouve assez similaire à ce qu'il y avait auparavant.
Mais c'est le propre des opinions.
Amitiés.