Fiche d'identité :
Scénario : Raoul Cauvin
Dessins : Willy Lambil
Couleurs : Leonardo
Editeur : Dupuis
Date de sortie de l'album : septembre 2006
Nombre de pages : 48
Code ISBN : 2-8001-3846-7
Prix (à titre indicatif) : 8.50 Euros

 

Mon avis :
Un anniversaire haut en couleurs pour les Tuniques bleues qui fêtent dignement leur 50e album.

19h30, mardi 5 septembre. Paris-sur-Seine rêve au Potomac. Au pied du pont Mirabeau, martial, un roulement de tambour accueille les premiers invités qu’une tunique bleue escorte à l’intérieur du Mississipi. A bord du bateau à roue, l’état-major des éditions Dupuis célèbre la parution du 50e tome des Tuniques bleues.
A l’étage, trônant au bureau du général Grant, les compères Raoul Cauvin et Willy Lambil savourent l’instant. La presse et plusieurs télévisions sont là, interviewant les deux compères qui, depuis 1972 (date où Willy Lambil reprend les personnages après le décès du dessinateur Salvérius qui les a créé en 1968), animent avec maestria le sergent Chesterfield et le caporal Blutch.

En ce qui concerne la suite des évènements, nous ne devrions pas attendre trop longtemps. Le 51e volume est presque terminé et le titre du 52e déjà trouvé. Si la guerre de Sécession a duré cinq ans, ses mémorialistes Cauvin et Lambil n’ont pas fini de nous faire rire.

C’est avec énormément de plaisir que l’on retrouve les héros Blutch et Chesterfield. L’un est toujours aussi allergique à l’autorité que l’autre est militaire dans l’âme. Leur rencontre, celle de deux caractères entiers, est hautement explosive et leurs relations tumultueuses les lient pour le meilleur et pour le rire, celui du lecteur, bien entendu ! Si le duo aux caractères opposés est l’épine dorsale d’une bande dessinée d’une rare longévité et d’une qualité constante, les seconds rôles contribuent également à sa qualité. Les fans retrouveront donc avec plaisir les charges héroïques du capitaine Starck toujours un peu plus fondu ainsi que l'infâme Cancrelat qui, lui aussi, fait une apparition (malheureuse)...

Avec le 50e épisode de cette série au long cours, Cauvin et Lambil persévèrent dans l’évocation de la guerre de Sécession. Narrée sur le mode humoristique mais toujours basée sur des événements réels, cette BD où les militaires tiennent le premier rôle est une démonstration par l’absurde de l’inanité de la guerre et surtout de la guerre civile. Un régal d’humour et de qualité !

Ma note :

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