Amours fragiles
Par Nathalie le mercredi 21 juin 2006, 19:58 - Séries de A à D - Lien permanent
Tome 1 : Le dernier printemps
L'histoire :
Le dernier printemps est avant tout un roman d'amour. Martin Mahner, le héros, est un soldat de l'armée nazie posté dans le Sud de la France. Très vite on s'aperçoit qu'il est l'amant d'une "Française", Catherine, venue s'installer en ex-zone libre avec son mari Xavier Gance, quelques années auparavant. Notre héros narre son histoire. Redémarrant sur un flash-back, le récit nous plante à Berlin, dans le décor sinistre de l'Allemagne de la crise et de la montée du nazisme. Mahler est un lycéen brillant, féru de littérature et plutôt timide avec les filles. Son père est sympathisant des SS, quelques uns de ses camarades de classe aussi. Romantique et solitaire, Martin s'inscrit en faux contre les dérives politiques malsaines auxquelles s'abandonne son entourage.
Le docteur Braun et sa famille viennent s'installer dans la maison d'en face. Martin remarque immédiatement Katarina Braun, la fille du docteur. (source : Casterman)
Fiche d'identité :
Scénario : Philippe Richelle
Dessins : Jean-Philippe Beuriot
Couleurs : Jean-Philippe Beuriot
Editeur : Casterman / Un monde
Date de sortie de l'album : 28 mai 2001
Nombre de pages : 86
Code ISBN : 2-2033-8896-X
Prix (à titre indicatif) : 14.75 Euros
Mon avis :
Pas facile de rentrer dans l'histoire durant les premières pages : on remonte le temps de 10 ans sans pour autant comprendre qui est qui.
Il faut attendre la onzième planche pour attaquer le récit dans l'ordre chronologique et comprendre que l'histoire va tourner autour de Martin Manher, jeune Allemand de 18 ans ... en 1932.
Philippe Richelle nous emmène dans une période trouble de l'histoire Allemande : l'avant 2ème guerre mondiale.
Il dépeint à merveille la vie de ce jeune homme à une époque où le fascisme et le racisme font de plus en plus d'adeptes.
Pour le dessin, ne vous fiez surtout pas à celui qui illustre la couverture et qui a été fait pas Denis Bodart.
Contrairement à l'ambiance générale du livre, le dessin est léger. Dommage que parfois les visages soient un peu figés. Je noterai quand même les couleurs très claires qui donnent souvent l'impression de découvrir un vieil album.
Personnellement, j'ai fini le livre troublée : l'atmosphère qui régnait à l'époque m'a étrangement rappelé celle d'aujourd'hui. Inquiétant.
A lire pour avoir un autre regard sur notre monde et notre époque.
A noter que le volume 2 "Un été à Paris" est sorti cette année (5 ans après le 1er volume et avec "seulement" 56 pages). Espérons que le volume 3 (l'automne ?) sorte avant 2011.
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