Ciel au-dessus de Bruxelles (Le)
Par Nathalie le mercredi 10 mai 2006, 20:10 - Séries de A à D - Lien permanent
Tome 1 : Avant
L'histoire :
17 mars 2003. Soixante ans après la Shoah, trois jours avant le début de la guerre en Irak, Jules Engell Stern rencontre Fadya.
Il est juif Khazar, elle est beur, musulmane.
Lui est de passage à Bruxelles, cherche son frère, attend sa sœur. Elle, prépare un attentat terroriste au milieu d'une manifestation pacifiste.
Jules invite Fadya dans sa chambre, au Hilton, 25e étage avec vue sur le ciel, au-dessus de Bruxelles.
Contre toute attente, elle accepte.
Imagine …
(source : Futuropolis)
Fiche d'identité :
Scénario : Bernar Yslaire
Dessins : Bernar Yslaire
Couleurs : Bernar Yslaire
Editeur : Futuropolis
Date de sortie de l'album : 16 mars 2006
Nombre de pages : 68
Code ISBN : 2-7548-0005-0
Prix (à titre indicatif) : 13.50 Euros
Mon avis :
Un voyage dans le temps, à travers les religions, le tout en musique ("Imagine … ") voilà ce que nous propose ici Bernar Yslaire.
Dès les 1ères pages, nous sommes transportés dans un univers sombre : celui de la 2ème guerre mondiale, au milieu d’un camp. La suite du programme est plus claire (au niveau des couleurs) mais certainement pas au niveau de l’atmosphère ambiante ! Tout comme dans "Sambre" (voir la critique), Bernar Yslaire nous emmène dans des ambiances pesantes, des histoires familiales lourdes de conséquence.
On suit Jules Engell de 1943 à 2003, 60 années où les religions ne cessent de prendre des vies : de génocide en attentat suicide, la mort est suggérée à chaque page. Pourtant, au milieu de cette histoire pointe une histoire d'amour invraisemblable …
Si l’ambiance de l’album est pesante, on ne peut en dire autant des couleurs : dans l’ensemble, elles sont claires et les décors printaniers voire estivaux. Il n’en est pas de même pour les personnages (sauf Jules Engell, et pour cause …) qui sont habillés de couleurs sombres. Ce qui est étonnant, c’est l’utilisation de décor à base de photographie (la vue de Bruxelles à partir de la chambre d’hôtel) ou les images d’archives de la guerre du golfe. Cela donne à l’album un look de "roman photos" qui ne sera probablement pas du goût de tout le monde.
Le trait est moins net que dans "Sambre". Ici, on est plus proche du crayonné avec un trait plus léger. C’est différent, bien sûr, mais pas désagréable.
A noter toutefois, que les polices d'écriture utilisées en fonction des langues, bien que compréhensibles puisque francophones (si, si), sont difficilement lisibles.
Un album assez particulier tant au niveau du dessin et du découpage qu’au niveau du scénario : le suspens latent fait que le tome 2 est attendu mais on ne reste pas "sur sa faim", frustré, en lisant la dernière page. Un album que je conseille aux amateurs de BD et/ou d’Yslaire mais pas forcément au grand public.
Ma note :

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Commentaires
un nouvel Yslaire et encore aucun commentaire dessus! où va-t-on?! :o)
je reste sur le même avis que Nat et confirme que Yslaire ne reste pas forcément accessible au premier abord, qu'il faut l'apprivoiser, aller par dessus ses atmosphères pesantes mais moi j'en redemande! Au final dans la réalisation du dessin, on se rapproche un peu d'un Bilal par le trait et les couleurs...je regrette le trait précis des Sambre.
Scénario sympa mais pas haletant.
Un album intéressant mais pas 'à posséder impérativement'.