Vie en rose (La)
Par Nathalie le mardi 7 février 2006, 05:41 - Séries de U à Z - Lien permanent
La vie en rose (ou l’obsessionnelle poursuite du bonheur)
L'histoire :
Au début, Noémie est un fœtus heureux : pas de poubelles à descendre, pas de PV, pas de concurrence, c’est la béatitude amniotique. Petite fille, bien que très affectée par la mort de la maman de Bambi, elle crapahute dans les verts pâturages de l’enfance avec un entrain qui ressemble beaucoup au bonheur. Mais voilà qu’un jour, elle devient une vraie femme en état de marche et étrenne son premier soutif ce qui l’emballe moyennement.
Il faut dire que nous sommes avant 68, avant l’invention du tampax et du féminisme, autant dire au Moyen Age. Elle étrenne aussi son premier prince charmant, et c’est là que les choses se compliquent. D’amours foirées en extases "chimiques" plutôt réussies, elle va s’en prendre plein la poire, jusqu’à ce que lui vienne cette sagesse qui consiste à capter les petits bonheurs au lieu de cavaler après l’escroquerie du siècle : le gros bonheur bien cadré et obligatoire. (source : Dargaud)
Fiche d'identité :
Scénario : Florence Cestac
Dessins : Florence Cestac
Couleurs : Alteau
Editeur : Dargaud
Date de sortie de l'album : novembre 1998
Nombre de pages : 61
Code ISBN : 2-2050-4590-3
Prix (à titre indicatif) : 13.00 Euros
Mon avis :
Après "Le démon de midi" mais avant "Le démon d'après-midi", nous retrouvons Noémie à la poursuite du bonheur.
Je pensais que ce volume relatait les aventures de Noémie, abandonnée dans "Le démon de midi" par son mari. Et bien non, il en est tout autrement. D’ailleurs, la première page montre Noémie sagement installé dans le ventre de sa maman.
En nous racontant la naissance, l’enfance, l’adolescence … de Noémie, Florence Cestac nous entraîne dans une caricature de nous-même, dans un portrait grinçant de notre société. Cependant, l’humour est beaucoup moins "acide" que dans les 2 volumes du "démon".
Le dessin est sans surprise : on retrouve le style affirmé de Cestac.
Un bon moment qui ravira surtout les lectrices.
Ma note :

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