Fiche d'identité :
Scénario : Franck Giroud
Dessins : Cyril Bonin (tome 1), Paul Gillon (tome 2)
Editeur : Dupuis, collection Empreinte(s)
Date de sortie de l'album : 17 août 2005
Nombre de pages : 64
Code ISBN : 2-8001-3718-5 (tome 1) ; 2-8001-3719-3 (tome 2)
Prix (à titre indicatif) : 13.50 Euros le tome

Mon avis :
Frank Giroud semble vouloir se spécialiser dans les grandes séries. Après son "décalogue", il nous offre un "quintett" (non, il n’y a pas de faute). Unité de temps, unité de lieu et, en quelque sorte, unité d’action. La trilogie sacrée de l’œuvre théâtrale est ici respectée.
Raconter des histoires d’amour ! Cela se pratique depuis des millénaires et semble d’un banal ! Pourtant le scénario proposé par Frank Giroud et l’époque de la Première guerre mondiale montrent que ce thème n’est pas aussi éculé qu’il pouvait paraître au premier abord. D’autant que Giroud évite le double écueil de la littérature pour midinette et de la banale histoire de fesses. Des scènes tendres ou dénudées mais elles sont utiles à la progression de l’intrigue et ne l’immobilisent pas en une mise en scène pour voyeur. L’histoire est prenante et les albums ne se lâchent qu’à regret, d’autant que la page finale s’ingénie à intriguer le lecteur en entretenant le suspens.
Enfin, le second volet et ses amours "contre-nature", est traité avec une grande humanité et un profond respect de l’autre. Si le choix de ce thème n’est pas une première dans la bande dessinée, il témoigne néanmoins d’une volonté de considérer le lecteur comme un adulte ce qui est toujours agréable.
Pour dévoiler le grand jeu de l’amour, du hasard et de la mort, Frank Giroud s’est adjoint un dessinateur différent pour chaque album. C’est à la fois un avantage et un inconvénient. Un avantage car cela permet de marquer la différence entre les points de vue des différents acteurs d’un même événement Un inconvénient car il y a inévitablement rupture de la ligne graphique et le rapprochement du style agressivement anguleux de Bonin souffre de la proximité du trait classique de Gillon.

Ma note :

La note des autres rédacteurs

Nathalie :