Simon Nian (une aventure de)
Par Nathalie le mardi 16 août 2005, 19:09 - Séries de Q à T - Lien permanent
Tome 1 : Décime-moi un maton
L'histoire :
Boris Dolovine s'est évadé !! Sciant les barreaux de la cellule du pénitencier de Grossmoch, le célèbre malfrat s'est fait la belle. Donnant l'alerte tardivement, les gardes arrivent néanmoins à le poursuivre jusqu'à un minuscule aérodrome où un avion l'attend. En tirant sur l'engin, celui-ci explose en plein vol avec le fuyard. Ainsi se termine la cavale de Boris Dolovine Le monde de la BD est en deuil puisque, outre ses activités criminelles, Dolovine était également un talentueux dessinateur, créateur du personnage de Bibou. Mais est-il vraiment bien mort ? M.Facelvaga en doute puisqu'il vient de recevoir une menace de mort signé de la main même de Dolovine après sa mort ! Il se voit contraint de solliciter les services de Simon Nian, un avocat aussi efficace qu'amoureux de la B.D. Cette affaire le concernant au plus haut point, il va peu à peu déterrer quelques secrets. Car au siège des éditions Traknar, les deux directeurs de la maison détenant les droit de Bibou ont eu droit également à leur petite lettre de Dolovine. Et visiblement, ils ont des choses à se reprocher. (source : Glénat)
Fiche d'identité :
Scénario : François Corteggiani
Dessins : Yves Rodier
Editeur : Glénat
Date de sortie de l'album : avril 2005
Nombre de pages : 48
Code ISBN : 2-7234-4619-0
Prix (à titre indicatif) : 9.40 Euros
Mon avis :
Soyons franc, j'ai acheté cet album car le nom "Rodier" apparaissait sur la couverture. Ces dessins sont toujours aussi beaux et sont d'une ligne on ne peut plus claire. Un régal pour les yeux.
Je ne peux faire autant d'éloges pour le scénario : on passe d'une scène à une autre sans trop comprendre pourquoi ou comment et ça manque un peu de relief.
Globalement, pour un premier tome on passe un agréable moment mais j'ai tout de même du mal à imaginer un tome 2 (j'espère que le scénario sera un peu plus "entraînant", dynamique).
Et si le tout vous donne une impression de déjà vu/lu, n'oubliez pas que "toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existées serait purement fortuite" ...
Quant à vous dire si ce volume est une digne reprise de Tillieux, ne connaissant pas ce dernier, je vous laisse votre libre-arbitre.
Ma note :

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Commentaires
Michel T*** a écrit en répondant à Harry :
Tout à fait d'accord avec toi, Harry. En fait, ça manque de fini. Je n'ai pas aimé les jeux de mots enfantins et vulgaires à la pipi caca pet. Détail amusant pour les amateurs de trains : l'histoire se déroule en Europe et pourtant les trains dessinés ont des attaches de type nord-américain. Je me proposais de lui écrire pour lui faire quelques commentaires sur son livre. Délicat tout de même...
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Harry Edwood a écrit :
Une des rares BD récente que j'ai acheté dernièrement.
Pas emballé du tout !
Le scénario est vraiment moyen (le dessin est à la hauteur du dessinateur!).
Les gags sont mauvais et souvent vulgaires.
Je ne vois pas comment commencer une série avec une histoire aussi étriquée (tous ces pays imaginaires, ces jeux de mots, ça m'ennuie).
Ce qui m'a le plus déçu, c'est qu'il n'y a aucun tour de force dans la mise en page, pas de grandes vignettes, rien d'étonnant. Même la première vignette est assez insignifiante.
Pourtant la couverture est belle, pleine d'ambiance, assez "noire",ambiance qu'on ne retrouve qu'à peine dans l'album !
De plus, Paris est très mal restituée.
Enfin, je n'aurais peut-être pas fait mieux !
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Paul F*** et Patrice C*** ont écrit :
Pas mieux non plus, et partage entièrement la critique de Philippe que je n'aurais d'ailleurs pas énoncée si clairement !
Paulo qui a tout d'un coup envie de relire ses Gil Jourdan (on se demande bien pourquoi, hein ?!!)
Patrice C*** a écrit à propos des commentaires de Nathalie :
Pas mieux !
@Bientôt
Patrice
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Jean Marie K*** a écrit :
A propos de Simon Nian j'ai apprécié le dessin (normal je dirais) et une bonne blague (ebay)
Pour le reste j'ai trouvé que c'était très compliqué, je pense donc le relire pour tout comprendre.
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Philippe F*** a écrit :
Ça y est, je l'ai enfin, cette bd qui alimente les débat depuis quelques jours. Je me suis empressé de la dévorer... Bien sûr, la première impression a été de retrouver le style de Tillieux. Graphiquement, ça fonctionne bien. Ensuite, les abrutis congénitaux à casquettes sont là aussi. Mais la scène d'ouverture entre le maton et le directeur de la prison m'a très vite rendu mal à l'aise. Ça m'a paru forcé, un peu comme si c'était une recette, un parcours obligé. Rien à voir avec le talent qu'avait Maurice Tilleux pour pousser son délire jusqu'au paroxysme ! (relisez les moines rouges)
Ensuite, les références au monde de la BD, avec des personnage aussi irréalistes qu'une veuve de dessinateur manipulée par un fondé de pouvoir arriviste qui répond au doux nom de Nic(k)olas Bonetige, ou qu'un assistant dessinateur nommé Martin (??) Braque qui prétend avoir eu toutes les bonnes idées de la série phare... Soyons sérieux ! Tout cela n'existe pas! Mais où vont-ils chercher tout ça ??? Ironie à part, je me demande si le lecteur lambda va apprécier toutes ces fines allusions...
Mon sentiment est mitigé. J'ai envie d'accorder mon soutien à ce dessinateur que nous suivons pour des raisons affectives, mais je ne parviens pas à être enthousiaste. Ça ressemble plus à un "coup" qu'au début d'une nouvelle aventure éditoriale.
Cet album paraît dans la collection "Paris-Bruxelles" de Glénat, qui abrite par ailleurs l'excellent Jimmy Tousseul de Daniel Desorgher. Voilà un exemple de style qui rappelle celui des Peyo et Franquin des années 50, tout en développant un univers personnel. Les albums s'apprécient pour la qualité intrinsèque de leur scénario. Le parfum du "bon vieux temps" n'est qu'un plus qui réjouit des vieux schnocks comme moi. Je ne crois pas que des lecteurs qui ne connaissent pas Tillieux et qui ne savent rien des turpitudes de Moulintruc vont apprécier ce Simon Nian (quel nom ?!?). J'espère pour Yves Rodier que j'ai tort...
Ph
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Nathalie a écrit :
Hier après-midi, j'ai lu "Décime-moi un maton".
Ne connaissant pas Tillieux et pas trop la vie d'Hergé, je me suis demandée si j'allais, comme le disais Philippe dans son message, remarquer tous les clins d'oeil que Rodier et Corteggiani avaient glissé ici où là.
Et bien je ne sais pas si j'ai tout vu mais en tout cas, j'ai trouvé certaines allusions suffisamment claires et il me semble que tout BéDéphile va comprendre. Rien que la phrase "celui qui signait ses histoires de ses initiales réunies, autrement dit Bédé" ne peut être plus claire (j'ai adoré "Les amis de Bédé" ... !!).
Par contre, niveau scénario, j'ai trouvé ça un peu capilotracté (je ne donnerai pas d'exemple par respect pour ceux qui n'ont pas encore lu le livre) mais franchement, faut suivre ! On passe d'une scène à une autre sans savoir pourquoi ou comment. Bizarre.
Globalement, 2 ou 3 gags m'ont fait rire mais comme a précédemment dit Philippe, je ne vois pas trop comment Rodier et Corteggiani vont pouvoir faire une suite : ça manque un peu de relief et je ne suis pas sûre que les lecteurs "accrochent" plus que ça.
On passe tout de même un bon moment.
A suivre tout de même (parce que c'est Rodier).
Nath
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Thierry B*** a écrit :
Et bien moi, je l'ai lu cette nuit, et je vais tirer dessus à boulets rouges :
- je n'aime pas ce style graphique.
- je n'aime pas les enchaînements longuets pour placer des " jeux de mots".
- je n'aime pas le scénario complètement creux.
- j'aime "un peu" la mise en couleur.
- et je l'ai lu en entier, uniquement parce qu'il s'agissait de Rodier.
Ma conclusion est que je suis globalement déçu.
PS1 : Inutile de me tirer dessus à boulets rouges, ce n'est que mon opinion, et je la partage!
PS2 : J'aime la couverture.